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Le domaine du Rancher était une seigneurie importante du Bélinois dont l’origine remonte au IXème ou Xème siècle environ.

Il y existait un moulin, le moulin du Rancher qui fonctionnait grâce à une roue. Le lieu-dit existe toujours mais la roue du moulin a disparu.

Le château féodal datant du Moyen âge possédait deux tours, était fortifié et entouré de fossés et de douves. Il a été démantelé sous Richelieu à la fin du Moyen-Age.

L’origine du domaine reste obscure mais on sait qu’une seigneurie existait au temps des croisades et que les seigneurs du Rancher y participèrent. L’un des deux seigneurs fit vœu de construire sur ses terres, une chapelle en l’honneur de Saint-Germain, s’il revenait de la guerre sainte. Dès son retour, vers 1272, il fit donc construire à proximité du château, une petite chapelle.

Autour de cette chapelle, de nombreux tombeaux ont été trouvés. Ils renfermaient sans doute les restes des familles seigneuriales qui se sont succédées au Rancher.

A la révolution, une famille va marquer l’histoire du Rancher : la Famille de Gauvain. Le domaine appartiendra à cette même famille jusqu’en 1870.

Les Gauvains soutenaient de nombreuses œuvres de charité (jusqu’au Mans). Parmi leurs oeuvres, figure la construction de deux ponts sur le Rhonne, une nouvelle église et la fondation d’une école des sœurs.

En 1833, Mademoiselle Gauvain était propriétaire du Rancher. Après avoir nommé Monsieur Pascal Depeudry comme légataire de ses biens, elle mourut en 1870. Monsieur Depeudry continua le cours des œuvres de bienfaisance de Mademoiselle Gauvain, à Teloché mais également au Mans. Il respecta ainsi les souhaits de Mademoiselle Gauvain Rénière et ne vendit pas cette propriété.

En 1874-1875, la congrégation des Frères des écoles chrétiennes recherchait une propriété pour y installer un noviciat. Le curé de Saint-Benoit du Mans indiqua alors aux Frères le site du Rancher .

Très rapidement, ils réalisèrent d’importants travaux et ouvrirent en avril-mai 1875, un noviciat, et un juvénat qui prit le nom de Notre Dame du Rancher.

Deux ailes seront construites entre 1881 et 1893, et pendant un siècle furent instruits et formés de nombreux religieux.

 

Le Rancher garde fidèlement sa mémoire rappelée par une plaque de marbre apposée sur le mur du fond de la chapelle : « A la Mémoire de Mademoiselle Gauvain et de Monsieur Pascal Joseph Depeudry, fondateur de cet établissement en 1875. »

En 1888, on entreprit l’édifice de la grande chapelle car la petite chapelle Saint-Germain s’avérait être trop exigue. De style néo-gothique coiffée d’un clocheton, elle sera consacrée en 1890 par Mgr Labouré, Evêque du Mans.

L’ornementation et l’aménagement intérieur sont importants. On y découvre de nombreuses et vastes verrières qui fond de ce lieu, un grand livre d’images qui relatent les étapes de la vie de la vierge Marie, et retracent ses principales manifestations sur la terre.

En 1956, le juvénat ferme ses portes et en 1966 ; le noviciat prend fin lui aussi.

En 1914, puis en 1939 ; les locaux sont mis à disposition du préfet, afin d’établir un hôpital  pour accueillir soldats blessés et convalescents suite aux conflits liés aux guerres mondiales.

En 1973, sous l’impulsion des parents des écoles chrétiennes du secteur désireux que leurs enfants puissent poursuivre leur scolarité secondaire en Belinois, le Collège St-Joseph du Rancher ouvre ses portes et une maison de retraite pour religieux est installée. Ainsi, grâce à la bienveillance de Monsieur Depeudry, et par la volonté des familles de Teloché se réalise le vœu de Mademoiselle de Gauvain du Rancher, la dernière héritière d’une noble lignée.